Jeudi 14 juillet 2011 4 14 /07 /Juil /2011 16:22

Emmaüs : "Entrer en résistance"

Pourquoi êtes-vous en colère?
On a l’impression d’être un peu méprisé. Des associations comme la nôtre apportent à la société ce que l’État n’apporte pas. Or, plutôt que de nous aider, celui-ci nous met des bâtons dans les roues. Les propos de Laurent Wauquiez, le mois dernier, sur l’assistanat relèvent d’un discours de culpabilisation des gens en situation de pauvreté proprement stupéfiant.

Comment ce désengagement se concrétise-t-il?
Non seulement il manque toujours, en Île-de-France, 15.000 places d’hébergement, mais le plan qui avait prévu la construction de 500.000 logements s’arrête. Autre exemple : en 2010, on avait 520.000 contrats d’insertion ; cette année, il n’y en aura plus que 440.000. Nous sommes d’accord : il y a un déficit à résorber. Mais est-ce vraiment du côté des plus pauvres qu’il faut prendre l’argent?

"J’en veux au gouvernement"

Ces difficultés se ressentent-elles dans les communautés Emmaüs?
Actuellement, dans la communauté de Dunkerque (Nord), on a plusieurs familles de Roms qui ont été évacuées d’un terrain privé mais qui n’ont pas été relogées. Les pouvoirs publics ont dit qu’ils n’avaient pas de solution et se sont contentés de les orienter vers nous. Ce n’est pas tolérable. L’État doit absolument répondre aux besoins essentiels des personnes. À cela s’ajoutent des descentes de police dans nos structures pour interpeller des sans-papiers, et même des inspections dans nos camions, comme si l’on était des filières. Il faut avoir un minimum de retenue.

Que préconisez-vous alors?
Il faut entrer en résistance. Le repli sur soi, la peur de l’étranger, la stigmatisation sont des vieux réflexes dangereux. C’est le principe de solidarité qui prend un coup, il y a donc matière à crainte et à colère. Nous sommes dans une société marquée par un individualisme qui s’accroît et que l’on ne combat pas. J’en veux au gouvernement, mais aussi à tous les décideurs en général, notamment du monde économique, qui pourraient s’investir davantage. Il y a encore un peu d’esprit d’entraide et de solidarité en France : la chasse aux Roms de l’été dernier a indigné beaucoup de monde. Notre cri de colère est donc en même temps une invitation à se réveiller.

À l’occasion du 12e salon Emmaüs, dimanche à Paris, Christophe Deltombe, président d’Emmaüs France, lance un appel à la "résistance"

Par toubabou
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Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 16:26

enfin un week end de repos!

depuis quelques mois c'etait devenu difficile d'avoir un week end tranquille(remplacement au boulot,permanence...)

alors aujourd'hui j'ai decidé de prendre le temps.

et voici le resultat ;ça avance .

va me manquer le molleton pour le matelassage.mais ensuite quiltage.va falloir que je bouge..c'est pour decembre!

SDC10636.JPG 

Par toubabou
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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 18:23

« C'est mon vieux, qui m'a fait découvrir et aimer ce travail de pépiniériste »

Me voici de retour au Burkina. Les pluies, elles aussi, sont de retour, si bien que le Burkina est en train de reverdir. Samedi dernier, le 25 juin 2011, me rendant à Bobo, j'en ai profité pour faire un crochet au pays dagara, et y saluer mon ami Somé Nouritol, à V7, sur la route qui va de Dano à Koumbia.


Nouritol dans sa pépinière avec deux de ses employés Visite de la pépinière, à V7Je l'ai rejoint dans sa pépinière, vers 15 heures, en plein travail. Il était en train de mettre des plants de manguiers dans des sachets en plastique, avec l'aide de deux de ses employés. C'est que l'hivernage semble s'installer, et que les clients ne vont pas tarder à venir ou à passer leurs commandes. Cette lettre voudrait rappeler qu'il est temps de se préparer à planter des arbres, mais aussi être un hommage à tous les pépiniéristes. Tous ont leur histoire personnelle. Celle de M. Somé Nouritol me semble intéressante à un plus d'un titre.

Il est né dans la commune de Guénguéré, près de Dano en 1966. En ce temps là, les vieux du village avaient un profond respect de la terre, et des arbres. Il y avait des bosquets sacrés (où il était interdit d'abattre un seul arbre). Partout, certains arbres étaient protégés, comme les karités, les nérés, les acacia albida. Mais le père de Nouritol, un paysan au milieu de paysan, allait plus loin. C'était un grand travailleur. Il a transmis à son fils un profond amour des arbres, de tous les arbres. Nouritol n'avait que 10 ans quand son père lui disait de s'intéresser aux arbres. « Ils nous donnent la vie, comme le mil et les arachides. N'aie pas peur de planter des arbres, même si tu es le seul à le faire. »

Cela n'a pas empêché le jeune Nouritol d'aller tenter sa chance en Côte d'Ivoire. Cependant, en 1985, il retourne au village pour saluer sa famille. Mais il trouvera son père gravement malade. Au décès de son père, il décide de rester dans sa famille. Il sera là en 1990 quand avec le recul de la mouche tsé-tsé, l'AVV (l'Autorité pour l'Aménagement des Vallées des (fleuves) Voltas cherchera 65 personnes pour s'installer à V7 (Vallée n° 7) entre Dano et Kumbia.

On y trouve des acacia albida, des manguiers, des nérés... Notre pépiniériste devant son champ de manioc !Comme les autres, il recevra un peu de matériel pour défricher de nouveaux champs : pelles, brouettes, barre à mine... En 92, un responsable de l'AVV ayant remarqué son intérêt et son travail pour les arbres, l'invitera pour une formation de pépiniéristes à Orodara. C'est là qu'il apprendra à faire des greffes pour avoir de beaux manguiers, mais aussi des goyaviers, des citronniers... Il recevra des semences d'eucalyptus, d'anacardiers, de nérés, d'acacias albidas.

Aujourd'hui, sans faire de bruit, par sa persévérance et son goût du travail bien fait, mais aussi parce qu'il n'a pas peur des initiatives, il est à la tête d'un domaine où sa terre, ses sols et ses arbres respirent la santé. Sa dernière initiative : faire un champ de manioc. Nous allons le visiter ensemble. Il est magnifique ! Sur le retour, il cueille un fruit sur un anacardier, et il fait cette réflexion. « Comme la terre est bonne, cet arbre donne des fruits toute l'année. »

A la fin de ma visite, en contemplant ce que un paysan presque seul a été capable de faire, je me dis que toute commune rurale pourrait (devrait) avoir son « paysan pépiniériste ». Je me demande ce qu'il en est du projet du Président : « 8 000 villages, 8 000 bosquets ». Pourquoi pas un nouveau projet : 302 communes rurales, 302 paysans pépiniéristes !

Bobo-Dioulasso, le 26 juin 2011
Maurice Oudet
Président du SEDELAN

 

Par toubabou - Publié dans : diebougou(burkina)
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 20:07

samedi soir ,nous etions tous (compagnons,responsables,membres du C.A, sympathisants et amis et anonymes) a participer a un moment inter -religieux.

l'Imam de Chatellerault ,l'Eveque de Poitiers,un Pasteur , et un representant Orthodoxe de Chatellerault ont presidé cet evenement.

chacun a invité ses fideles a partager sa foi avec les autres.

moment tres convivial et emouvant.

 

imam et eveque

 

 

ortho.jpg

 

Par toubabou
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 20:18

aujourd'hui ,la communauté Emmaüs  de Naintré a feté ses 30ans.

une journée de partage et d'emotions..SDC10461.JPG

voici la premiere photo d'un moment symbolique.(gateau offert par des compagnes et compagnons des pays de l'est)comme vous le verrez dans d'autres articles ,chacuns et chacunes ont oeuvré pour que cette journée soit inoubliable.

Par toubabou
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