Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 16:41

Martin Hirsch a notre rencontre.

24/11/2011


Martin Hirsch avec Bruno Pajot, d'Emmaüs Châtellerault.
Martin Hirsch avec Bruno Pajot, d'Emmaüs Châtellerault. - (dr)

nous avons decouvert un homme simple ,souriant  disant les choses avec philosophie ,et humour.

en esperant pour ma part qu'il aura un nouveau poste dans un futur gouvernement parce que ses idées sont riches

 Martin Hirsch ,même s'il fut plus prudent quand il était au gouvernement, haut-commissaire aux solidarités actives, on sent bien qu'il a retrouvé toute sa liberté de ton. Et il ne s'en prive pas. Sauf que, quand même, il refuse d'appeler à voter pour l'un plutôt que pour l'autre en 2012. « En fait, je n'ai pas trop vocation à être groupie. Mais il n'y a pas à y regarder de trop près pour savoir où va ma préférence. »
Pour le reste, il assume : « Non, l'existence d'une communauté comme celle d'Emmaüs, ce n'est pas la preuve de la faillite des politiques de solidarité. Emmaüs, au-delà de la prise en compte de situations difficiles, c'est une façon de vivre la solidarité de manière spontanée. Cela va plus loin que le traitement de la misère. » 

 

 


Un monde qu'il a abandonné en entrant dans le gouvernement Fillon ? « Pas une seconde. Je n'ai jamais eu autant d'appel de la communauté que pendant cette période. Pas un instant, je n'ai eu le sentiment de trahir ceux avec qui j'avais travaillé durant 14 ans. Je ne les ai jamais quittés. J'aurais pu avoir le sentiment de trahir si je m'étais tourné les pouces. Et puis, à titre personnel, je crois que ma place, c'est d'être au carrefour de ces mondes qui s'ignorent mais qu'il faut faire avancer l'un vers l'autre. »
Un homme sans tabou : « Là où je me sens le mieux, c'est quand je ne suis pas enfermé dans une quelconque structure, un quelconque discours. »
Hier, à Châtellerault, pour marquer les 30 ans de la communauté d'Emmaus en nord-Vienne, Martin Hirsch a tenu un discours d'homme libre à son auditoire. L'auditoire a apprécié.

Laurent Pinot
Par toubabou
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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 19:02

Construire des latrines, c'est assurer une meilleure santé pour sa famille

 

Avec la décentralisation, les collectivités locales burkinabé ont la responsabilité d’initier et de promouvoir les actions d’assainissement auprès de leurs administrés.

 

Depuis fin 2008, les maires des communes de Mansila et de Tankougounadié se sont engagés, avec l’appui d’Eau Vive, à réaliser environ 800 latrines familiales dans des villages où aucun ménage ne dispose de système d’évacuation des excrétas.

Pour atteindre cet objectif, une campagne de sensibilisation sur la nécessité d’adopter un système d’hygiène adapté a été conduite auprès des populations.

 

A l’issue de cette campagne, des centaines de familles, conscientes de l’impact bénéfique d’une telle construction sur la santé, se sont portées volontaires pour construire leurs latrines.

 

En trois mois, s’appuyant sur une subvention correspondant à un apport de 50 kg de ciment et d’une barre de fer, 400 ménages se sont lancés dans la construction de leurs latrines.

 

Concrètement, ils ont creusé leur fosse, ramassé et trouvé les fonds complémentaires pour payer un maçon local, formé dans le cadre de ce projet pour ce type de réalisation.

 

Aujourd’hui, dans les communes de Mansila et de Tankougounadié, 108 familles utilisent leurs latrines quotidiennement.

 

Ce processus va se poursuivre au cours des 18 prochains mois et l’engouement des populations promet des résultats au-delà des attentes.

Par toubabou
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 19:41

 Châtellerault et son pays 
vie associative


Le prêtre Marc Guitton, le pasteur Edmond Razafimahefa et l'Iman Mohamed Djeghloul.
Le prêtre Marc Guitton, le pasteur Edmond Razafimahefa et l'Iman Mohamed Djeghloul. - (dr)

L'association ACCFA (Association culturelle châtelleraudaise des fils d'Abraham) organise sa 5 e Marche à la lumière, samedi 19 novembre, de 20 h à 22 h. Le départ aura lieu au temple de l'église réformée, 1, rue Adrienne-Duchemin, près de la place de l'Europe, pour aller ensuite à la mosquée et terminer à l'église Sainte-Marie-d'Ozon. Au temple sera honorée la mémoire du pasteur Pierre Vinson, cofondateur de l'ACCFA, décédé accidentellement le mois dernier dans sa région d'origine. 
Tout le monde, croyant ou non, est cordialement invité à cette manifestation qui se terminera par un pot d'amitié avec boissons chaudes au sous-sol de l'église.

Par toubabou
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 19:53

Trois milliards d’habitants en Afrique d’ici 2 100

 

La terre a franchit ce lundi 31 octobre 2011, officiellement, le cap des sept milliards d’habitants, selon l’ONU. L’Afrique, qui a le taux de croissance le plus élevée au monde, compte à elle seule désormais plus d’un milliards de personnes. L’enjeu de cette évolution démographique est de taille : et pour le monde, et pour l'Afrique.

 Pour le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le passage aux 7 milliards d’habitants n’est pas à prendre à la légère. « Ce n’est pas une simple affaire de chiffre. C’est une histoire humaine », a-t-il déclaré dans une école new-yorkaise la semaine dernière. « Sept milliards de personnes ont besoin de nourriture. D’énergie. D’offres intéressantes en matière d’emplois et d’éducation. De droits et de liberté. La liberté d’expression. La liberté de pouvoir élever ses enfants en paix et dans la sécurité. Tout ce que chacun souhaite pour soi, multiplié par 7 milliards », a-t-il dit.

Mais si l'enjeu est de taille pour le monde, que dire pour l'Afrique ? Selon l’ONU, le continent africain a le taux de croissance le plus élevé. Depuis 2009, il compte plus d’un milliard d’habitants et devrait atteindre les 2 milliards d’ici 2044. La planète compte ainsi de plus en plus d’africains. L’institut national des études démographiques (INED) a indiqué qu’en 2100 la population africaine devrait passer à 3 milliards.

 

Au niveau du monde, comme de l'Afrique, la grande question est de savoir si les ressources seront suffisantes pour nourrir tous ces habitants.

La grande escroquerie !

Des chercheurs et des investisseurs se sont basés sur des données statistiques et des images satellite pour affirmer la disponibilité suffisante de terre en friche, notamment en Afrique. Ainsi, en 2010, la Banque mondiale citait des études concluant que 445 millions d’hectares de terres inutilisées et à fort potentiel agricole étaient disponibles, terres non boisées, non protégées et habitées par moins de 25 personnes/km². C'est une escroquerie !

Les images satellite ne montrent pas la façon dont la terre est utilisée pour la culture itinérante, le pastoralisme, la chasse et la cueillette, et d’autres utilisations fondamentales des terres dites « en friche ».

En de nombreux endroits, la contrainte réelle pour l’agriculture est l’eau, pas la terre. Les recherches menées par Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) sur les transactions foncières à grande échelle dans la région de l’office du Niger au Mali ont montré que pendant la saison sèche, il n’y a pas d’eau qui reste inutilisée. L’eau qui sera utilisée par les nouveaux projets d’irrigation prévus le sera au détriment des exploitants traditionnels au Mali, en aval au Niger et au Nigeria. (source : Note d'information d'Oxfam du 22 septembre 2011, Terres et Pouvoirs).

Malgré cela, l'accaparement des terres s'accentue en Afrique

Le phénomène d'accaparement des terres dans les pays en développement prend de l'ampleur, et notamment en Afrique où 60 millions d'hectares - soit la superficie de la France - ont été cédés en 2009. C'est ce qui ressort de plusieurs recherches publiées par des ONG internationales au cours des derniers mois. Dans un rapport intitulé « Comprendre les accords d'investissement dans le foncier en Afrique », publié au mois de juin, le think tank américain Oakland Institute constate que les achats de terres sont principalement le fait de spéculations, par « les mêmes firmes financières qui ont conduit à la récession mondiale en gonflant la bulle immobilière par des manœuvres risquées ». Se référant à des travaux spécifiques menés au Mali et en Sierra Leone, Oakland Institute souligne aussi les effets des politiques de la Banque mondiale qui ont « façonné l'environnement économique, fiscal et juridique d'une manière qui favorise l'acquisition de vastes étendues de terres fertiles par quelques intérêts privés ». Le rapport met en évidence la facilité avec laquelle les investisseurs prennent possession de terres, en affichant souvent des promesses qu'ils ne tiennent pas. Ces opérations « n'apportent pratiquement aucun des avantages promis aux populations locales, mais expulsent des millions de petits paysans de leurs terres ancestrales afin de faire place à la culture de produits d'exportation et notamment les biocarburants » indique le rapport.

Gouverner, c'est prévoir

En ce jour où nous apprenons que nous sommes 7 milliards sur notre planète et surtout que « bientôt » nous serons 3 milliards en Afrique (3 fois plus qu'aujourd'hui), il est permis de se poser la question : « à quoi jouent les chefs d’États africains qui permettent un tel pillage de l'Afrique ?».

Mais rien ne sert de se lamenter. Il faut un changement radical de politique. D'où viendra-t-il ?

 

Nous dédions cette lettre au Forum des Peuples qui se tient actuellement au Mali, et dont un des thèmes majeurs sera bien : « l'accaparement des terres ». Nous en espérons des propositions d'action concrètes.

 

 

Koudougou, le 31 octobre 2011
Maurice Oudet
Président du SEDELAN

Par toubabou
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Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 16:09

 

 

 

 

 

 

Communauté de Phariyago

Le village de Phariyago est situé dans le département de Bonguidi, région du Sud-Ouest du Burkina-

Faso. C’est en 2006, qu’à la demande de l’Evêque, la Congrégation y a ouvert une communauté pour

participer à l’évangélisation de ce village où l’Eglise est encore très catéchuménale.

La communauté compte trois soeurs et malgré notre petit nombre et le peu de moyens dont nous

disposons, nous nous investissons totalement à l’annonce de la Parole et au développement socioéconomique,

deux conditions indispensables à toute évangélisation.

Notre mission se concrétise dans les activités suivantes :

1-

Accueil et insertion au milieu de la population :

ouverture à tous, sans distinction

2-

Pastorale

: catéchèse des enfants et participation aux célébrations eucharistiques dans les villages

environnants.

3-

Micro-crédit

: depuis 2007, nous accompagnons une centaine de femmes regroupées dans une

association appelée « Femmes debout ». Avec ces femmes nous faisons de l’animation sanitaire et

surtout, grâce aux microcrédits que nous leur octroyons, elles peuvent stocker des céréales au

moment des récoltes pour les revendre à un taux plus élevé à la fin de la période de sécheresse. Le

bénéfice ainsi récolté permet aux familles de faire face à leurs besoins.

4-

Education :

à la rentrée scolaire 2010-2011 une école catholique paroissiale s’est ouverte -une seule

classe

(CP)

- sous la direction de l’une d’entre nous.

A travers ces divers engagements, jour après jour, ici au Burkina-Faso, nous essayons de vivre le

charisme que Marie Balavenne nous a transmis : reconnaître le Christ dans les petits.

Par toubabou
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